Choumouroux (Yssingeaux)suite3

Mais présentons Alphonse de Choumouroux à la vie très active :

 

         Alphonse est né le 15 mars 1788 à Aubenas en Ardèche et il est mort le 21 février 1872 à Yssingeaux à 84 ans. C'est le fils de Joseph Raymond Bénigne et de Marie Pauline Colonna d'Ornano. Il se marie dans la noblesse Brivadoise à une demoiselle Marie Françoise Angélique du Crozet (ou du Crouzet), le 11 janvier 1811. Il a 23 ans et il est à l'aube d'une  prometteuse carrière politique. Sa femme est la fille de Charles Jean Baptiste François, marquis du Crozet, lieutenant colonel, et de Marie Jeanne Angélique de Caulet de Grammont.

         De sa carrière militaire, nous savons peu de choses sauf qu'il sert en Espagne. Puis il est commandant des Gardes d'Honneur avant 1815, d'après une fiche de renseignement. Ses enfants savent peu de choses sur son passé car il ne se raconte pas à cause de sa modestie d’après une lettre réponse de son fils Ernest à Paul le Blanc (érudit natif de Brioude) qui lui demandait des renseignements.

         Le 19 mai 1825, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur (dossier n° 390/36 du 10 octobre 1815). C'est un grand ami du monde paysan. Il fait figure d'agronome distingué. Il est membre de la Société Académique du Puy pour laquelle il rédige un article sur L'étude sur les avantages des plantations de mélèze en Velay[1] . Il est aussi membre du conseil de la Fabrique d’Yssingeaux en 1824.

         La vie municipale de la commune d'Yssingeaux s'articule autour de deux caractéristiques. L'une marque la prédominance d'une famille noble : les Sagnards de Choumouroux et l'autre développe l'instabilité qui règne en leur absence. Ainsi Alphonse de Sagnard de Choumouroux occupe la fonction de maire d'Yssingeaux du 6 novembre 1814 à 1831 et de 1851 à 1863. Le 6 novembre 1814, une ordonnance royale nomme Alphonse maire de sa commune à la place de "de Lagrevol".[2]

         Le 18 Mai 1815, après les Cent Jours, le commissaire extraordinaire du gouvernement impérial nomme maire Jean-Claude Gire. Il redevient maire d'Yssingeaux suite à une décision du sous-préfet d'Yssingeaux le 13 juillet 1815 donc après le second retour du Roi (les décrets Royaux datés du 12 avril 1816 et du 23 mai 1821 confirment sa nomination municipale).

         En 1825, le sous-préfet tient Alphonse pour "un bon royaliste" dans un rapport. La monarchie de juillet le prive de ses fonctions administratives car le pouvoir le tient pour hostile. Il est élu au Conseil Municipal dès que celui-ci est soustrait à la nomination autoritaire. Il inspire l'opposition locale à la politique nationale. Il déclenche une longue crise[3] communale. Malheureusement cette initiative empêche pendant plusieurs mois la mise en place d'une nouvelle municipalité.

         Pour les premières élections municipales au suffrage censitaire (Loi du 21 mars 1831), la ville d'Yssingeaux se divise en trois sections. Elles élisent au total 23 conseillers. Parmi les élus, on dénombre au moins 8 ou 9 "Carlistes prononcés" et quelques autres moins déclarés dont Alphonse.

Ce conseil est dissout le 27 mai 1832 par le Roi. Les élections de juillet 1832 donnent une nette majorité aux partisans de Louis-Philippe. Néanmoins Alphonse est réélu avec quelques uns des siens. Alphonse obtient l'annulation du scrutin de Juillet 1832 auprès du Conseil de Préfecture puis du Conseil d'Etat. De même, le sous-préfet d'Yssingeaux rencontre des difficultés pour trouver une municipalité provisoire et des présidents de bureaux. Alphonse possède une force d'intimidation dans ce milieu local trop forte pour être aisément contourné par l'administration. Alphonse est élu en décembre 1832 dès le premier tour de scrutin à la mairie.

         Les élections municipales de 1833 constituent un conseil composé par six "libéraux" deux "républicains" et quinze "carlistes" dont Alphonse. Il possède l’appui du clergé qui influence le scrutin. En effet, le Préfet estime en 1831-1833 et 1834 que "Le clergé partage les sentiments du parti légitimiste et marche de concert avec lui". Néanmoins, ce conseil municipal se compose d'un nombre d'élus gouvernementaux suffisant pour faciliter le choix du préfet en matière de maire et d'adjoints à proposer à la nomination du Roi. "Les Carlistes" n'ont pas atteint leur espérance qui repose sur l'obtention de tous les sièges du conseil municipal. Ces hommes cherchent à obliger le pouvoir à restituer la mairie à Alphonse. Grâce aux maladresses de l'administration, les Carlistes ont acquis le contrôle de ce conseil. Ils contraignent l'administration à compter avec eux pendant toute la monarchie de Juillet où Alphonse est réélu à chaque fois par les électeurs censitaires. Les préfets et les sous-préfets de Louis-Philippe comptent le père Alphonse et son fils Ernest comme légitimistes. Mais ces derniers n'ont pas effectué de déclaration politique dévoilant leurs opinions. En août 1848, le suffrage universel continue à le porter au conseil municipal mais il n’est pas maire.

         Il redevient maire de sa commune en 1851. A sa renomination, l'accueil chaleureux de la population lui prouve combien son administration précédente avait laissé de bons souvenirs. Il garde cette fonction jusqu'en 1863. A cette date, il préfère démissionner à cause de sa santé fragile et choisit son fils pour le remplacer tout en gardant cependant sa place au sein du conseil municipal.

         Son administration municipale est marquée par des travaux d'utilité, telles que la fondation d'une salle d'asile le 23 juillet 1854, la création d'une Caisse d'Epargne. Lors de l'inauguration de l’asile et de la Caisse d’Epargne par le préfet Alexandre Jean Baptiste de Chevremont avec le député César Fay de la Tour Maubourg, Alphonse fait part de son intention d'envoyer une requête à l'Impératrice pour que l'asile porte le nom de "Sainte Eugénie"[4]. Alphonse de Choumouroux prend part à la construction d'une nouvelle église paroissiale en 1818  et d'une halle aux blés. Il fait construire des adductions d'eau.

         Alphonse occupe d'autres fonctions à l'échelon départemental. Il est membre du Conseil Général de 1815 à 1839. En effet, Alphonse est élu avec 45 voix sur 51 votants le 15 novembre 1833[5] et Alphonse est élu avec 47 voix sur 70 votants le 24 novembre 1839[6]. Il assiste aux réunions sans se faire remarquer. Cet homme gère ces  fonctions municipales de 1814 à 1863 car il possède le temps libre et une fortune personnelle nécessaire pour administrer sa commune pendant une longue période.

         Le 22 août 1815, il est élu député de la Haute-Loire à la Chambre Introuvable à l'âge de 27 ans. Le vote s'effectue à deux degrés. Trois collèges d'arrondissement proposent des candidats : le collège départemental choisit les députés pour moitié parmi les candidats d'arrondissement et pour moitié en dehors. A ce suffrage, on dénombre 222 inscrits et 31 % d’abstentions. Il est élu au grand collège par 97 voix sur 155 votants et 216 inscrits.

         Les résultats et les élus sont Palemède de Macheco avec 81 % des voix, à Brioude, Alphonse de Choumouroux avec 63 % des voix à Yssingeaux, Armand de Polignac avec 65 % des voix dans la ville du Puy, Georges de Chabron de Solihac avec 53 % des voix au Puy. Tous ces députés sont issus de la noblesse. Ce sont des "ultras" (nom donné sous la Restauration aux ultras royalistes représentants de l'opposition à la charte de 1814). "Cette Chambre Introuvable" fonctionne de la date du 7 octobre 1815 au 5 septembre 1816. Malgré sa jeunesse, il est choisi comme secrétaire à la chambre des députés, fonction importante au sein de cette assemblée. Le surnom donné à la première chambre des députés convoquée par la seconde Restauration provient du mot "Introuvable" attribué à cette chambre comme un éloge pour Louis XVIII à cause de la communauté inespérée de principes entre elle et le gouvernement. Mais, ce nom est adopté comme un blâme par l'opinion publique.

         De nouvelles élections sont organisées en septembre 1816 sans Alphonse de Sagnard de Choumouroux qui ne possède pas les nouvelles restrictions d’âge imposé. Les conditions d'éligibilité sont les suivantes : avoir 40 ans et payer plus de 1000 Francs d'impôt. Malheureusement, il n'a que 27 ans ! Néanmoins il préside le collège électoral de l'arrondissement d'Yssingeaux d’après un décret préfectoral du 16 juillet 1816[7] où il fait un discours intéressant, citons :

         "Il a témoigné au collège le plaisir qu'il éprouvait de se trouver au milieu des citoyens qui, dans tous les temps et très récemment encore dans les moments les plus difficiles avaient donné des preuves signalées de leur amour et de leur fidélité pour un monarque si justement adoré. Il a retracé les devoirs et les obligations qu'imposait à chacun des membres l'objet de la réunion, il a fixé l'attention de l'Assemblée sur l'importance du choix qui lui était confié, il lui a fait sentir qu'on ne devait consulter que l'amour de son Roi et de sa patrie, que tout autre sentiment, toute autre affection devaient s'anéantir devant ses considérations aussi puissantes...". Puis, Monsieur le Président a terminé ce discours où il peignait si bien les sentiments dont son coeur est animé par le tableau qu'il a fourni à Messieurs les Electeurs des dispositions des ordonnances des 5 septembre 1816 et 13 juillet 1816 (en 1816, les élections se passent au scrutin individuel et à la majorité absolue des suffrages). Les plus vifs applaudissements ont succédé à ce discours "teinté" du plus pur royalisme et l'amour déclaré de la patrie, les cris de "Vive le Roi", "Vive le Bon Roi" se sont mêlés à ces applaudissements. Lors de cette élection, le Conseiller de Préfecture remplaçant le Préfet absent pour congé est son cousin Jean François Régis de Sagnard de Sasselange.

         Lors des élections à la Chambre des Députés en novembre 1827 à Yssingeaux, Gaspard Chevalier Lemore [8] gagne sans difficulté mais sans éclat (avec 70 % des voix) malgré la candidature d’Alphonse de Sagnard de Choumouroux qui obtient seulement 16 % des voix. C’est fini, Alphonse de Sagnard de Choumouroux ne recherchera plus à se représenter à un mandat législatif. Les causes de cet échec sont difficiles à expliquer. Ces deux hommes appartiennent à la même nuance politique, ainsi Choumouroux est considéré comme légitimiste et villéliste[9]. Mais selon l’historien Auguste Rivet, Alphonse de Choumouroux est peut-être moins clérical et moins docile au conformisme que Chevalier. Selon mon opinion, douze années se sont écoulées depuis son succès, un temps très et trop long en politique car synonyme d'oubli et de nombreux décès parmi les électeurs qui l'avaient choisi en 1815.  

         Néanmoins il continue à suivre les joutes politiques à la meilleure place. En effet, il préside le collège électoral de l'Arrondissement d'Yssingeaux à chaque élection politique. Sa respectabilité, son passé de député lui permettent d'être choisi, soit comme président, soit comme scrutateur définitif. Aux élections du 25 janvier 1830, il est élu avec 60 voix à la fonction de scrutateur, personne qui concourt au dépouillement ou à la vérification d'un scrutin.

         Donc Alphonse de Sagnard de Choumouroux réussit à accéder à l'échelon national une seule fois sur deux tentatives. Son jeune âge et son dynamisme lui auraient sans nul doute permis de conserver une place à l'assemblée pour de nombreuses années. Il n'a pas pu faire ses preuves compte tenu des conditions restrictives des modalités d'élections. Sans doute, cet échec a pu contrarier cet homme dans son action politique ultérieure et l'a conduit à laisser sa place à son fils et à son cousin Henry de Sagnard de La Fressange.     

         Abordons l’opinion de l’administration sur cet homme[10]. Une note du sous-préfet non datée[11] où il mentionne qu'il remplit bien ses fonctions de maire et il est bon royaliste. Un rapport de police[12] fait état d'une visite de l'avocat Pierre Antoine Berryer[13] au château de Choumouroux. Les entrées des candidats politiques sont filtrées pendant les élections. Ce rapport nous apprend que "Berryer est arrivé le 26 août 1833 à 20 heures du soir. Il est reparti le 27 août 1833 à 4 heures du matin pour poursuivre sa campagne électorale". Toujours, une note du sous-préfet au préfet du 28 septembre 1833[14] nous apprend "qu'il est carliste plutôt par rapport à sa famille et ses relations que par conviction personnelle". Une note du sous-préfet Jean Félix Boucheron au préfet du 7 novembre 1833[15] évoque "qu'il est bien connu pour son peu de sympathie pour le clergé". C'est le thème récurrent du royaliste libertin anticlérical. Une note du sous-préfet d'Yssingeaux adressée au préfet le 17 janvier 1834[16] estime les chances éventuelles d'Alphonse de Sagnard de Choumouroux à la députation de l'arrondissement d'Yssingeaux : "De Choumouroux, belle position de fortune pour le pays, quelque influence sur la classe supérieure, aucune sur la classe moyenne, celles des électeurs, considérées comme riche et riche très honorable, mais pas du tout comme capacité tarifié pour ce rapport et avec raison à un très bas revenu, à la chambre il siègerait à côté de monsieur Berryer ou monsieur Grangeville dont il partage ou croit partager tous les principes". Une autre note du même type datée du 27 novembre 1839[17] souligne son principal soutien ainsi "De Choumouroux est appuyé par le député du gouvernement et il est possible qu'un jour comme son parent et ami, il se rallie au gouvernement". Ce député ami et parent s'appelle Henry de Sagnard de La Fressange. Pour l’anecdote, en 1838 Alphonse de Choumouroux fait croire à son ami Laurent Pipet, membre du conseil municipal d’Yssingeaux, à la mort de son cousin Henry de La Fressange. Et Laurent Pipet diffuse l’information sans la vérifier, le bruit se répand dès le lendemain jusqu’à Retournac avant d’être démenti . Une note du sous-préfet datée en 1846 souligne les opinions politiques de son entourage familial : "toute la famille est ouvertement légitimiste mais sans fanatisme".

         En 1848, ils accueillent la chute de Louis-Philippe avec plaisir comme beaucoup de légitimistes. En effet, être légitimiste c'est manifester une conviction qui repose sur un nom "Henri V", sur la fidélité au petit-fils de CharlesV ; fidélité qui comporte la nécessaire opposition à Louis-Philippe, c'est-à-dire au Chef de l'Etat. Le légitimiste a une conception morale et non sociale de la société mais à la différence des libéraux qui ne conçoivent la société qu'en fonction de l'individu et de ses droits. Il considère la société en fonction de groupes naturels plus durables que l'individu seul. Il cherche la défense de la tradition nationale. La famille jour un rôle déterminant tout comme la religion. La conception paternaliste des légitimistes anime toutes leurs pensées sociales. En 1848 le mouvement légitimiste s'essouffle. Ensuite, ils se rapprochent du "parti de l'ordre" [18].  Sous le second Empire, Alphonse apparaît selon l'administration d’après une note du sous-préfet comme "un homme franc, et surtout plus sûr que son fils, qui a fait preuve de zèle et de dévouement".

         Les revenus de cet homme sont mentionnés dans la catégorie « fortune personnelle évaluée en revenus » [19] en 1814 6 000 francs, en 1816 15 000 francs, en 1825 25 000 francs, en 1826 15 000 francs, en 1833 25 000 francs, en 1846 25 000 francs, en 1851 30 000 francs et en 1860 30 000 francs (soit 100 salaires annuels d’une institutrice). Il est le plus fort imposé de la commune d’Yssingeaux avec 1702 francs en 1815, avec 926 francs en 1846, 937 francs en 1848, 840 francs en 1854. 

         Quelques actions d’Alphonse de Choumouroux sont à préciser pour dévoiler quelques facettes de son caractère. En 1815, l'épisode Mouton Duvernet illustre la force de son caractère et la loyauté d'Alphonse. Le 13 avril 1815, le général Régis Barthélémy Mouton Duvernet[20] passe à Yssingeaux où il doit rétablir le calme. Il réussit à sauver la vie de braves gens en empêchant la ville d'être pillée voire brûlée. Lors de son procès, Monsieur de Choumouroux maire d'Yssingeaux, au nom du Conseil Municipal de cette ville écrit une lettre à la cour le 19 juin 1815. Citons :

"Nous avons appris que le Général Mouton Duvernet allait être, sous peu de jours, jugé ; qu'il avait obtenu la permission de faire entendre des témoins pour attester sa conduite dans les missions qu'il a reçues de Bonaparte pendant l’interrègne. Il aurait pu désigner la mairie d'Yssingeaux qui se serait empressée de lui rendre la justice qui lui est due. Il est certain que, sans sa présence, la ville était pillée et peut-être brûlée par les malveillants qui croyaient trouver une occasion favorable dans le passage des troupes qui le précédaient ou le suivaient.

Nous sommes assurés qu'il a existé un projet à cet égard et, s'il n'a pas réussi, nous le devons à sa présence et à ses bonnes intentions. Monsieur le Curé, homme respectable, et plusieurs autres personnes distinguées, lui doivent non seulement leur tranquillité, mais peut-être la vie.

Il fut remis à la troupe, qui arriva avant Monsieur le Général, une liste de prescription. Sur l'avis que nous lui donnâmes, il prit toutes les précautions pour connaître les coupables et les faire arrêter. Nous devons rendre hommage à la vérité; s'il se fût conduit, dans nos murs, d'une manière différente, nous en aurions certainement instruit le gouvernement et n'ayant que des remerciements à faire à ce général, nous devons dans la circonstance où il se trouve, lui rendre la justice qu'il mérite". Son témoignage prouve sa valeur humaine dans ce procès joué d’avance.

         D’autres témoignages soulignent qu’il entretient une correspondance avec la famille Polignac où deux lettres nous évoquent briévement leurs correspondances, avec Armand Jules Marie duc de Polignac (1771-1847) dans une lettre du 23 janvier 1824 écrite à Paris  où il parle de leur rencontre à Paris et lui annonce sa venue à Yssingeaux grâce à la mission royale dont il est investi, citons :

"J'en profiterais avec bien du plaisir pour vous revoir Monsieur et faire connaissance avec tout ce qui vous appartient, comme aussi avec la ville que vous administrez si bien et dont l'excellent esprit m'est déjà connu. Je ne doute nullement du succès que doivent avoir vos élections dans un si bon pays et je me fais une véritable fête de me retrouver au milieu de personnes animées de sentiments tellement purs et à qui je porte un attachement qui ne peut être égalé que par l'estime sans bornes qu'elles inspirent"[21]. Dans cette lettre, il évoque Ernest de Choumouroux qui est en pension à Paris.

Une lettre d’Auguste Jules Marie Armand Prince de Polignac[22] écrite de Londres le 24 juillet 1827 à Alphonse souligne son appui pour placer Ernest, citons :

"Il lui promet son appui pour obtenir en faveur de son fils Ernest une place parmi les pages de sa majesté car il peut répondre à son attente" [23].



[1] Société Académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire 1828-1829 Tome IV Pages 27 à 37.

[2] Pierre Ignace Alexandre de Lagrevol est né à Yssingeaux le 17 novembre 1820. Avocat, conseiller à la Cour de Cassation qui est démissionnaire le 31 mai 1814.

[3] un épais dossier communal regroupe les faits,  classé aux ADHL 4 M 289

 

[4] Dossier 6310, fonds ancien,  Bibliothèque du Puy-en-Velay

[5] ADHL 3 M4/3

[6] ADHL 3 M4/2

[7] ADHL 3 M3/6

[8]  Chevalier Lemore est né à Yssingeaux le 13 février 1768 et mort le 21 avril 1838, conseiller à la Cour d'Appel de Paris.

[9] Un Villéiste est un  partisan de Villèle (1773-1854) homme politique, plusieurs fois ministre, président du Conseil en 1822, il fait adopter les lois réactionnaires (milliard d'indemnisation aux émigrés, loi sur les congrégations), mais il échoue lorsqu'il voulut faire rétablir le droit d'aînesse et la loi sur la limitation de la liberté de presse.

[10] Les rapports du sous-préfet d’Yssingeaux et du préfet de la Haute-Loire sont datés du 28 septembre 1833, 18 octobre 1839, 15 juin 1863 et avril 1871 sont classés dans les dossiers politiques ses séries ADHL 3 M 6/1, 3M4/2, 3M4/8, 6M93.

[11] ADHL 4 M 8

[12] ADHL 3 M 3/9 d’Août 1833

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