La Fressange(St-Didier-en-Velay)

VI.2 - JEAN III DE SAGNARD - ECUYER

 

oo Clauda Allier de La Fressange 25 octobre 1627 (notaire royal à Saint Didier André Chomel)

Jean est le second fils de César de Sagnard, baron de Queyrières et de Clauda de Langon. Il est seigneur de Préaux, Montméa, Poinsac, la Fressange (terre qui lui apporta sa femme. Cette terre, il l'hommagea de concert avec elle et leur fils, le 7 septembre 1670 à Charles Achille Marquis de Nérestang, Baron de Saint-Didier). Le nom d'Allier a été rajouté dans un acte royal par Louis XIII[1]. La famille de La Fressange est connue dans le Velay depuis 1300. Plusieurs de ses membres ont été au service des Rois de Jérusalem de la Maison de Luisignan. Jean est bailli d'Yssingeaux et il est maintenu dans sa noblesse par jugement du 20 décembre 1668.

Sa femme est la fille de Jean et d'Isabeau de Brenyeux (ou Bregnieu). A l'occasion de ce mariage, le fiancé reçoit 10 500 Livres et la fiancée reçoit 3 000 Livres plus un augment de 1 200 Livres en bijoux et joyaux et, de la part de son père et de Demoiselle Isabeau sa mère, la moitié de leurs biens, sous réserve de l'usufruit, laquelle moitié portera la moitié des dettes et des légitimes des autres enfants nés ou à naître.

A ce contrat, fait à la Fressange, furent présents : nobles Antoine de Sagnard, Pierre de Sagnard, seigneur de Mortesagne, Jean de Sagnard seigneur de Montméa, Gaspard de Boucherolles, Christophe de la Fayette, Claude du Bouchet seigneur du Bouchet, Charles de Giraud seigneur du Champ, Jean de Chave, seigneur du Col, Maîtres Paul et Jean du Fornel, docteurs es droit et honorable Denis du Fornel. En 1623, une investiture est donnée par messire Just de Serres évêque du Puy à noble Jean de Sagnard sieur de Montméa du domaine et rentes du village de Chazeaux, paroisse d'Yssingeaux portant hommage en fief franc pour le prix de 5 000 Livres[2] puis en 1627 il acquiert la justice moyenne et basse sur les villages de Chazeaux et de la Besse, paroisses d'Yssingeaux, de l'évêque du Puy.

Dans son testament Jean met son troisième fils Jacques comme héritier universel et fait des legs à ses autres enfants. Il transige avec ses deux premiers fils Antoine et Gabriel pour terminer les différends au sujet des donations qu'il leur a fait tant de ses biens que ceux de sa femme. Il teste le 5 septembre 1677 et il ne vit plus en 1682.

Ils ont 5 enfants :

1) Gabriel (1627-5 août 1702) légataire en 1677

2) Antoine (1636-7 avril 1681) légataire en 1677

Ecuyer, seigneur de la Rivoire.

oo Catherine de Gontaud de la Vallée. Veuve, elle se remarie avec Cozon de Rochefaye.

Ils ont 3 enfants :

         a) Jean (né le 13 juillet 1674, baptisé le 15 août 1674)

Son parrain est Jean de Sagnard de Préaux et sa marraine est Françoise de la Vallée.

Ecuyer, seigneur de la Rivoire (lieu-dit proche de Saint Didier), membre de la confrérie des Pénitents Blancs et du Saint Sacrement en 1704.

oo Catherine Dasquemyre le 8 février 1702. Elle est la fille à noble Antoine seigneur d'Ouillas et de Magdeleine de Ville.

         b) Marianne

oo Claude Teyssier de Bourg Argental le 5 octobre 1700

         c) Marguerite (baptisée le 2 mai 1681). Née posthume.

Son parrain est Jacques de Sagnard de Saint Pal, son oncle.

3) Jacques

Ecuyer, seigneur de Saint Pal, légataire en 1677

oo Anne de Chambreuil le 26 avril 1689 (notaire Gouvé et Mirant, notaires royaux au diocèse de Saint Flour)

Ils ont deux enfants :

         a) François

Ecuyer, ce dernier transige avec Jean Joseph de Sagnard[3] seigneur de la Fressange en 1711.

         b) Claude Joseph[4], écuyer. Il quitte Saint Didier pour s’établir en Bas Poitou et il fait souche.

oo Madeleine de Forestier (contrat de mariage du 1 mai 1748 devant le notaire  Ferret à Saint Hermine en Bas Poitou)

         d’où un enfant :

                   1) Joseph Claude Léon (né à Mareuil le 30 avril 1750 et décédé vers 1809)

oo Marie Louise Françoise de Rorthais ou Rorthays (contrat de mariage du 4 juillet 1774 passé devant le notaire Chouteau, de Mareuil en Bas Poitou) en l’église de Saint Florent le 5 juillet 1774. Elle est la fille de Yves François Gabriel, seigneur de Bourgneuf et de Marie Jeanne Gervier.

Il est né à Saint Vincent de Léolinge dans le diocèse de Saint Flour.                 Ecuyer[5], seigneur de Saint Pal, il habite Mareuil-sur-le-Lay avant la guerre de Vendée. Le 22 octobre 1783, Il achète devant le notaire Boisson, l’huissier Pierre Massé et Marie Anne Curatteau, sa femme, une maison consistant en quatre chambres, four, jardin ; le tout au fief et commanderie du Fossé-Chalons, en ruines et rebâtie à neuf par lui-même. Il prend les armes en 1793 et se met à la tête des troupes des paroisses de Nesmy, du Tablier, du Bourg-sous-la-Roche... Sa conduite est modéré et on ne lui reproche aucun crime grave. Il prend part à l’attaque de la Roche-sur-Yon, le 14 mars 1793 et à l’assaut des Sables d’Olonne, le 29 mars 1793. Le 25 septembre 1794, il est à Aubigny et fait appel aux paroisses de Longueville, Jart... Lors de l’affaire des Moustiers-Maufaits le 19 avril 1794, Charette est mécontent de lui et le remplace par Lemoëlle et de Buer. Le 10 mars 1796, Il se soumet au gouvernement du Directoire et est mis en liberté le 14 mai 1798. Contre son gré, il doit divorcer de sa femme mais il refuse cette situation. Il n’a pas dit son dernier mot et il enlève sa femme de manière rocambolesque, l’installe chez lui comme avant mais elle réussit à s’enfuir !

                   d’où un enfant :

                            a) Anne Henriette

                            oo Honoré Benjamin de Morisson de la Nollière (contrat de mariage du 21 septembre 1801, devant Martineau, notaire au Tablier en Bas Poitou)

                            d’où un enfant :

                                      1) Marie Anne Honorée Charlotte de Morisson de la Nollière

oo Joseph Allaire de la Mesguière (né en 1785 et décédé à La Lardière le 24 septembre 1833)                                   

                                     

 

4) Pierre

Ecuyer, seigneur de la Gardette (lieu-dit proche de Saint Didier), légataire en 1677, teste en janvier 1694.

5) Claudine

Légataire en 1677. Religieuse de Saint Augustin à Saint Didier la Seauve.

 

 

VII - GABRIEL ALLIER DE SAGNARD DE LA FRESSANGE - ECUYER

 

oo Marguerite de Navette de Pirolles (le 5 octobre 1666) (notaire Guérin).

Il est seigneur de la Fressange. Il est né en 1626 et mort le 5 août 1702. Il est maintenu dans sa noblesse par jugement souverain du 20 décembre 1668. Sa femme est la fille de feu Jean seigneur de Pirolles (ou Pirol) et de Marie Mernay (ou Mernan). Elle est originaire de Montbrison. Ils se marient par contrat du 5 octobre 1666 grossoyé par Guérin, notaire royal au siège de Montfaucon. Son père Jean nomme son fils Gabriel son héritier pour la moitié de tous ses biens à son mariage. Il est institué légataire de son père les 5 et 6 septembre 1677 indépendamment des donations avantageuses déjà reçues lors de son mariage. Il transige avec son père et son frère Antoine pour toucher leurs droits successifs. Il passe une transaction le 20 janvier 1686. Il fait une donation à son fils aîné Jean le 20 avril 1694, ratifiée par acte du 26 août 1699 de tous ses biens sous réserve d'une somme principale de 3 000 Livres.

Ils ont 8 enfants :

1) Jean Allier, chevalier

Il est seigneur de la Fressange. Il est gendarme de la garde ordinaire du Roi du 3 janvier 1693 au 22 mars 1701 puis gendarme de la garde du Roy le 15 octobre 1705. Lors d'une permission de six mois, il rentre au pays mais il subit une mésaventure au Puy avec son ami de Fort de Castelnaudary, mousquetaire noir. Dans la nuit du 18-19 novembre 1698. Après une soirée arrosée, ils ont une altercation avec le deuxième consul du Puy le sieur Bertrand pour un outrage involontaire. En effet, l’un d’eux prit par une pressante envie, cherche désespérément un pot de chambre pour se soulager. Il ne le trouve pas et soulève la guillotine de sa fenêtre et se soulage de cette manière. Mais il n’avait pas prévu le passage du consul dénommé Bertrand à ce moment là. Evidement ce dernier est outragé par ce procédé et demande réparation à l’hôtelier séance tenante. Malheureusement, il n’obtient pas de réponse à ses injonctions. En conséquence, il décide de faire sonner le tocsin de la ville du Puy en pleine nuit pour appeler des renforts en hommes pour l’aider à se rendre justice et faire ouvrir la porte de la chambre des coupables. En général, le tocsin a pour vocation de sonner en cas d’incendie, d’attaque ennemie mais en aucun cas d’honneur bafoué d’où un affolement démesuré dans cette douce nuit ponote. Bertand réussit à forcer la porte de leur hôtel et les réveille au saut du lit. Dans cette lutte, le consul est blessé à l’oeil par une hallebarde appartenant à l’un de ses gardes ce qui met en émoi les habitants du Puy accourus en pleine nuit à l’hôtel. Un des deux protagonistes tombe du lit due à ce brutal réveil, réveil qui devient douloureux et ubuesque car il met le pied dans le pot de chambre tant cherché. Sur ces entrefaits, il doit combattre dans cette curieuse posture. Ces deux hommes se défendent toute la nuit, très aguerris par leur entraînement quotidien face à une multiple troupe. Sous la pression des vicomtesses de Polignac accourus à l’hôtel pour aider à débloquer la situation, ils se rendent au petit matin pour calmer la situation en ayant la promesse d’être libérés très rapidement. Malheureusement, cette promesse n’est pas tenue. Le verdict est lourd : ils sont condamnés et emprisonnés quatre mois dans les geôles ponotes. Quatre mois de prison pour une mauvaise farce. Cette aventure drolesque inspire une pièce de théâtre à Antoine Clet (imprimeur du Puy) appelée "Le Borgne" publiée en 1703. Une succession de rimes et de proverbes tournent en ridicule ce pauvre consul. Cette pièce a sans doute du être jouée à La Fressange car les archives familiales en conservent un exemplaire manuscrit de cette oeuvre.

Il se marie par contrat le 20 avril 1694 avec Madeleine de Sagnard (sa cousine) fille de François de Sagnard, chevalier, seigneur et baron de Queyrières et autres places et d'Hélène de la Rivoire.

Ils ont 2 enfants :

a) Christophe

Il est Baron de Queyrières et des Etats du Velay. Il se marie avec Jeanne Françoise du Pont de Ligonnes. Jeanne Françoise de Moulin du Pont de Ligonnes (ou Ligones), fille d'Antoine Christophe, écuyer, seigneur de Saint Romain, Ligonnes, Sablières, sénéchal et gouverneur du duché de la Joyeuse et de Marie Marthe de Combladour. Elle est veuve en 1728. Elle se remarie avec Charles de Faÿ, Marquis de Gerlande.

b) Jean Joseph

Il est chevalier et seigneur de la Fressange.

Il est Baron de Queyrières et des Etats du Velay (1703). Le 28 juillet 1728, suite à sa requête, un arrêt est rendu. Après la pose des scellés sur les effets délaissés par le seigneur Baron de Queyrières, fils, cet arrêt ordonne la levée des scellés apposés sur les titres et papiers dépendants de sa succession en présence de Dame de Chadrac et autres parties intéressées et, que séparation soit faite des titres concernant la famille des Sagnard et autres actes, qui peuvent servir à prouver la noblesse et à établir la filiation de cette famille, à l'effet d'être remis au dit seigneur de la Fressange.

2) Charlotte (1671 - 23 novembre 1699)

3) Jean Armand

4) Marie

Elle est baptisée le 30 décembre 1675.

Son parrain est Christophe de Sagnard, écuyer, seigneur de Saint Julien (sans doute originaire du Vernet).

Sa marraine est Marie de Véron de Montroyet comme représentante de Marie de Navette. Elle est admise à Saint Cyr et elle est enterrée dans l'église de Saint Didier sous le vocable de Saint Loup. Son héritière est sa soeur Catherine qui hérite de 1 300 Livres.

5) Claudine (1680-2 juin 1770 à 90 ans)

Elle est  aussi admise à Saint Cyr. Elle se marie avec Gabriel Pichon, seigneur du Bouchet le 30 janvier 1714, fils de Jean et Marie Ronat.

6) Jacques

Il est baptisé le 3 février 1682.

Son parrain est Jacques de Bourbon, docteur es médecine à St. Didier et sa marraine est Catherine Mathevon.

7) Charles

Il est baptisé le 11 novembre 1686.

Son parrain est Charles Achille, marquis de Nérestang[6]

8) Catherine

 

VIII - JEAN ARMAND ALLIER DE SAGNARD[7]

oo Jeanne de La Fayette le 6 juillet 1700.

Il est écuyer puis chevalier.

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